La première partie de la saison vient de se terminer ce weekend pour les équipes de Pro B, c'est donc le moment de tirer le bilan des équipes et leur possibilité d'avenir pour le reste de la saison.
Tout avait très bien commencé pour le CCRB : 4 premières rencontres toutes soldées par une victoire. Le premier couac est arrivé avec la blessure pour 6 semaines du pivot John Turek, le joueur le plus important de l’effectif. Cette mauvaise nouvelle a été suivie par deux lourdes défaites à l’extérieur à Nantes et à Saint-Quentin. Entre temps, l’équipe champenoise avait relevé la tête en s’imposant de fort belle manière face à Boulogne-sur-Mer. Le CCRB a ensuite remporté un énorme match à Poitiers après double prolongation. Cela semblait être le déclic. L’équipe enchaînait à nouveau les victoires (4 de suite) et retrouvait son joueur star Turek. Mais le sort s’est acharné sur Nikola Antic et son staff. Le CCRB a enchainé 2 défaites à domicile (ils étaient jusque-là invaincus à la maison) et a perdu coup sur coup Rodrigue Mels pour la saison et Pape Beye jusque début janvier. L’équipe joue depuis 5 matchs avec une rotation réduite de 8 joueurs et la fatigue commence à se faire sentir. Cependant la solidarité dans l'équipe est très présente et le CCRB a retrouvé la place de leader à la trêve. club est toujours à la recherche d’un pigiste médical pour remplacer Mels. Mais à cette époque de la saison, les arrières français du niveau du guadeloupéen sont très rares voire quasiment impossible à trouver pour le club champenois.
Tout pourrait donc être positif pour cette mi saison du CCRB si l’on regarde seulement le classement (premier du classement avec un bilan de 15-6 avec un match en moins juste devant Boulogne-sur-Mer 15-7) et les difficultés rencontrées par les autres « vrai » favoris d’avant saison à savoir Boulazac (seulement 12ème avec un bilan de 10-12) et Poitiers (seulement 11ème avec un bilan de 10-12). Mais en additionnant les blessures, les problèmes en défense et aux rebonds de l’équipe tout n’est pas si rose que ça dans la tête du perfectionniste Nikola Antic.
Les tops :
John Turek : après un début de saison tonitruant (2 fois MVP en 4 journées) qui le propulsa meilleure évaluation du championnat, l’ancien joueur de Ludwigsburg s’est ensuite gravement blessé au genou qui l’a éloigné des parquets pendant plus de 6 semaines. Turek a eu ensuite un peu de mal à retrouver son niveau, mais depuis les 5 derniers matchs tout semble revenir pour le mieux. Des moyennes cumulées de 16 pts, 7 rbds, 20 d’éval. Le taulier de l’effectif.
Michel Morandais : certains doutaient de son retour au plus haut niveau suite à une saison complète dans un club amateur en Guadeloupe. L’ancien international a fait taire les sceptiques, c’est le moins que l’on puisse dire ! 2ème meilleur marqueur français de Pro B avec 14 points par match. Ajoutez à cela 5 rebonds et 13 d’évaluation en moyenne. Un véritable cadre de l’équipe.
Sacha Giffa : le Shaker est parti sur les mêmes bases qu’à Fos-sur-Mer : 9 pts, 4 rbds de moyenne et une superbe adresse à 3 points : 25/40 soit 62 % !
Muhamed Pasalic : même s’il a tardé à décoller, le meneur bosnien est en train de monter en puissance depuis 8 journées (14 pts, 6 pds, 18 d’éval). Le métronome de l’équipe.
Les flops :
Les blessures : le CCRB n’a pas été épargné par les coups du sort. John Turek s’est blessé pour 6 semaines en tout début de saison et le club vient de perdre Rodrigue Mels (entorse grave du genou, ligaments croisés touchés) pour le reste de la saison alors qu’il était un joueur essentiel du collectif (10.3 pts, 2.5 rbds, 2.1 pds). Sans oublier la blessure de Pape Beye jusque début janvier…
La défense : l’équipe de Nikola Antic ne nous a pas habitué à encaisser autant de points… Meilleure défense du championnat lors des 2 dernières saisons, le CCRB est bien loin de ses standings habituels avec 79 points encaissés par match.
Les rebonds : le CCRB éprouve les pires difficultés dans le secteur du rebond. Le meilleur rebondeur est Turek avec 7 prises par match, le second est Slay avec « seulement » 5 unités. Contre les plus grosses équipes, cela pourrait faire perdre certains matchs…
Ron Slay : on ne peut pas parler de flop mais le talentueux poste 4 américain a connu une période de doute pendant l’absence de John Turek. Le joueur a également fait parler de lui avec un caractère très difficile avec à son actif plusieurs échauffourées et plusieurs fautes techniques. Parfois irrégulier et peu concerné en défense, Nikola Antic l’a prévenu dernièrement en le faisant démarrer plusieurs fois du banc. Le joueur a semble-t-il compris le message, son état d’esprit ayant clairement changé depuis le derby contre Saint-Quentin. Il reste sur 2 très belles prestations contre Souffel (23 pts, 7 rbds) et Lille (19 pts, 8 rbds). Il semble revenir à son meilleur niveau.
La suite :
La priorité est claire : trouver un pigiste français pour remplacer Rodrigue Mels. Cela ne sera pas chose facile, les joueurs français libres à ce moment de la saison étant très rare. Les joueurs les plus intéressants sont des postes 4, ce qui n’arrange pas les choses pour coach Antic.
Le mois de janvier sera crucial pour le CCRB avec des matchs difficiles : réception de Fos-sur-Mer et de Poitiers et déplacement périlleux au Portel.
Pour espérer garder la première place devant Boulogne, l’équipe devra clairement hausser son niveau de jeu en défense et Ron Slay devra continuer ses progrès en défense et dans le choix de ses shoots. Croisons les doigts également pour que Michel Morandais (bientôt 35 ans) et Sacha Giffa (36 ans) soient épargnés par cette longue saison fatigante.
Solide leader depuis le début de la saison (rejoint par Châlons-Reims lors de la 22ème journée à qui il reste un match en retard à jouer), Boulogne-sur-Mer a réalisé le début de saison quasi parfait selon son entraîneur Germain Castano. L’entraîneur boulonnais avait annoncé avant le démarrage de cette saison 2013-2014 qu’il avait un groupe exceptionnel avec plus d’expérience que les années précédentes. En effet les arrivées de d’Angelo Tsagarakis (le sniper de Châlons-Reims la saison passée) mais aussi de Loïc Akono (l’ancien lillois) en tant que meneur titulaire permettaient de voir l’avenir sereinement.
Avec un bilan de 15 victoires pour 7 défaites, le contrat est largement rempli pour les nordistes. Seul point noir en cette phase aller, les 3 défaites dans leur enceinte à Damrémont face à des équipes dites plus « faibles » : Orchies, Souffelweyersheim et Rouen. Pour compenser ces sorties de route, Boulogne -sur-Mer est allé faire des gros casses à l’extérieur comme le prouvent les victoires à Boulazac, Fos-sur-Mer, Saint-Quentin, Evreux mais aussi au Portel lors du derby.
Les tops :
L’un des points fort de cette équipe de Boulogne-sur-Mer cette saison est la faculté à bien voyager avec de grosses victoires à l’extérieur.
Zachery Peacock : C’est la bonne pioche de cette intersaison ! Avec en moyenne 18.8 points, 7.4 rebonds pour 21.3 d’éval par match, il est l’un des meilleurs intérieurs du championnat avec Allen Durham. Quand Zachery Peacock va tout va pour les boulonnais.
Angelo Tsagarakis répond toujours présent et quand le pistolero est de sorti à 3 points, peu d’équipes peuvent contenir cette équipe de Boulogne-sur-Mer. Il est à 15.3 points de moyenne pour 12.9 d’éval.
Loïc Akono a retrouvé son efficacité et son jeu tout en percussions après une saison délicate à Lille la saison passée. Avec 9.7 points de moyenne par match et 10.6 d’éval il est l’un des principaux artisans de cette belle réussite.
Le banc tourne aussi très bien dans l’équipe de Germain Castano. Junior M’Bida, Charly Pontens, Mamadou Sy, Mehdi Cheriet, Mickaël Var ont du temps de jeu et répondent présents.
En résumé, presque tous les feux sont au vert pour Boulogne-sur-Mer.
Le flop :
Le flop en ce début n’est autre que l’arrivée de Dexter Strickland, le natif de Newark et joueur universitaire de Caroline du nord (North Carolina State University) n’a pas convaincu. Avec 3.8 points et 3.9 d’éval de moyenne en 13 matchs, l’Américain n’a jamais réussi à s’imposer dans l’effectif nordiste et a finalement été remplacé par Vedran Morovic.
La suite de la saison :
Installé depuis un moment dans ce fauteuil de leader, Boulogne-sur-Mer ne devrait avoir aucun problème à rejoindre les play-offs sauf catastrophe. Pour ce qui concerne la première place, de grosses écuries comme Chalôns-Reims, Evreux, Aix-Maurienne et maintenant Bourg-en-Bresse commencent à pointer le bout de leur nez. Si les joueurs de Germain Castano arrivent à éviter les pièges à domicile comme certaines défaites le prouvent et voyagent toujours aussi bien, nul doute qu’ils seront des candidats sérieux à la montée directe en Pro A.
C'est quand on regarde la JL Bourg qu'on voit tout l'intérêt de créer l'alchimie entre les joueurs. L'équipe très forte sur le papier, avec notamment les arrivées de John Flowers (Denain), O’Darrien Bassett (Rouen) et Simon Darnauzan (Aix-Maurienne), a surpris tout le monde en début de saison avec 4 défaites en 5 matchs... et puis le talent ça ne s'explique pas et la JL a décollé pour rejoindre le haut du classement et être à la hauteur de ses ambitions, cumulant 14 victoires pour 7 défaites.
Bourg n’a pas encore affronter le leader Châlons en raison de problèmes techniques ayant repoussés l’inauguration de sa nouvelle salle Ekinox, le match aura donc lieu le 15 février prochain.
Comme c’est le cas depuis 3 saisons la JL a du mal lors de ses déplacements et malgré son net regain de forme a enregistré deux défaites quelque peu surprenantes face à Hyères-Toulon (88-63) et contre Nantes (75-64). Mais elle a su aller l’emporter à Aix-Maurienne ce qui n’est pas forcément chose facile
Les tops :
La défense : Le JL Bourg est la 2ème meilleure défense du championnat avec 72 points encaissés par match.
John Flowers : Que ce soit à Denain ou à Bourg, John Flowers reste un élément essentiel pour l’équipe dans laquelle il joue. Il apporte toute son expérience et son leadership. En ce début de saison, il cumule 14.2 points 5.1 rebonds pour 13.2 d’évaluation
O’Darien Bassett : Lui aussi confirme tout le bien qu’on attendait de lui, athlétique et explosif, il a su monter en puissance tout au long de ce début de saison…. A l’image de l’équipe.
Alexis Tanghe : Il confirme sa bonne saison 2012-2013 et laisse entrevoir des possibilités d’évolution.
Les flops :
Les blessures : La JL Bourg a dû enregistrer la saison blanche de Stéphane Dumas qui a subi une opération des genoux, ainsi que des blessures d’Antoine Gomis et de Xavier Gaillou.
John Ofoegbu : Licencié pour faute grave hors du terrain, il était décevant sur le début de saison avec 6.5 points et 3.9 rebonds, la JL Bourg s’est attaché les services de Guillaume Yango.
Le reste de la saison :
On pourrait bien voir une déferlante venant de l'Ain dans la 2ème partie de saison. Car même si l’objectif de la montée n’était pas clairement affiché en début de saison, la JL ne peut guère se cacher désormais, surtout après la fantastique remontée effectuée par l’équipe de Frédéric Sarre.
Après un début de saison compliqué et 3 défaites de rang contre Le Portel, Orchies et Hyères-Toulon mais avec tout de même 77 points inscrits lors de ces 3 matchs, Aix-Maurienne a très bien redressé la barre et pointe désormais à la 4ème place du classement.
Nous avions eu l’occasion et le plaisir de rencontrer Antoine Michon lors du second match de la saison à Orchies. Il n’était pas du tout inquiet par rapport à la suite de la saison malgré une mauvaise entame et avait confiance en ses joueurs. Aix-Maurienne a ensuite enchaîné les succès face à Nantes, Bourg-en-Bresse, Boulazac, Poitiers, Rouen et Evreux pour seulement 2 défaites contre Fos-sur-Mer et Lille. Après ce 0-3, Aix-Maurienne a donc réalisé une belle série pour redresser la barre : 6-2.
Aix-Maurienne a aussi bien voyagé avec quelques beaux coups en allant s’imposer notamment à Saint-Quentin mais a aussi disposé du leader Boulogne-sur-Mer après prolongation et de Hyères-Toulon après le temps-réglementaire ce qui prouve une certaine force mentale.
Avec un bilan de 14 victoires pour 8 défaites, les savoyards sont bien installés dans la partie haute du classement
Les tops :
Aix-Maurienne est une équipe qui ne lâche rien, à l’image d’un de ses leaders Erroyl Bing. Après un début de saison compliqué les joueurs ont su redresser la barre : les deux victoires après prolongation le prouvent.
Jeb Ivey s’est très bien adapté au style de jeu de l’équipe et il est pour beaucoup dans la réussite de l’AMS Basket. Avec 15.3 points, 3.5 passes et 13.3 d’éval de moyenne il est l’un des meilleurs meneurs de la division. Le natif de San Jose a les qualités pour mener cette équipe vers les hauteurs du classement.
Le secteur intérieur est aussi très dense avec Frédéric Adjiwanou, Boris Meno, Desmond Quincy-Jones et Erroyl Bing. Aix-Maurienne est une des équipes les plus athlétiques et physiques du championnat. Toutes les défenses redoutent la puissance des savoyards.
Le flop :
Les 3 premiers matchs se sont soldés par 3 défaites de 4 points en moyenne. Rageant, surtout en début de saison. L’absence d’Erroyl Bing s’était fait sentir mais avec le retour aux affaires du costaud poste 5 d’Antoine Michon, Aix-Maurienne a su repartir vers l’avant.
La suite de la saison :
Aix-Maurienne est un sérieux candidat aux play-offs. L’expérience de son coach Antoine Michon, présent dans la division depuis 9 années devrait être un sérieux atout pour cette équipe. Il faudra sans aucun doute compter sur eux en cette deuxième partie de championnat et pourquoi ne pas rêver de la montée ?