Ancienne gloire de la fin des années 80 et début des années 90, l'équipe de Pesaro est aujourd'hui dans les bas-fonds de la Serie A Italienne avec 9 défaites en 11 rencontres. Avant celle de dimanche dernier, la seule victoire remontait au premier match de saison régulière le 13 octobre.
Tout comme Limoges qui a eu une période de gloire similaire, le club est revenu de loin en étant relégué en 2005 en Serie B1, la 3ème division Transalpine. Remonté l'année suivante en Lega2 puis en 2008 en Serie A, l'équipe devenu Victoria Libertas Pesaro a eu du mal à trouver un bon équilibre ces dernières années.
Cette saison, l'équipe est sous la coupe du coach Sandro Dell'Agnello, ancien joueur de Sienne entre autre, devenu coach en 2006, il a rejoint l'élite Italienne cette saison en signant à Pesaro.
En attendant des jours meilleurs Pesaro prend des vestes et ce malgré les performances de son intérieur rookie O.D. Anonsike qui tourne à 13.3 pts - 13.8 rebonds et 20.8 d'évaluation. L'effectif quasiment entièrement renouvelé l'été dernier voit d'ailleurs les rookies étrangers tenir la baraque puisque Marc Trasolini le Canadien tourne à 13.5 pts - 6.5 rebonds et 15.8 d'évaluation et Elston Turner 18.6 pts de moyenne.
Concernant les joueurs Italiens de l'équipe, hormis Andrea Pecile qui apporte 10.2 pts et à qui on peut trouver une certaine cohérence, le reste de l'équipe est plus difficile à cerner avec en tête de proue Bernardo Musso qui s'il avait réussi à s'imposer dans les divisions inférieures où il jouait auparavant s'en sort plutôt bien avec 10.9 pts de moyenne, reste capable d'aligner 29 pts un jour et 0 le lendemain... passant de 30 d'évaluation à -8 comme récemment face à l'EA7 Armani Milan.
Nous avons demandé à notre camarade Marco Taminelli, journaliste Italien et boss du site Dailybasket quelle était son analyse sur cette équipe et voici ce qu'il nous a répondu :
... à propos de Pesaro je peux dire qu'il y a un manque d'argent, un banc très restreint et beaucoup de difficulté à trouver l'alchimie entre les joueurs. Le Coach Sandro Dell'Agnello est le meilleur homme pour cette situation, il a toujours été connu comme "El Grinta", un orgueilleux poussant dur ses joueurs. Le match contre Cremona était un match clé (NDLR : Pesaro a gagné 82-80) puisque c'était un duel de bas de classement. Désormais Cremona est la dernière de la ligue... en particulier parce qu'elle n'a pas le moindre argent à investir.