Inside Basket Europe : La fin du deuxième et du troisième quart-temps ont été fatale, comment vous l'expliquez ?
Grégory Halin :Un peu de précipitation, un peu de baisse de régime, car on a du mal à garder de l'intensité pendant quarante minutes. Dès qu'on baisse un peu notre jeu, la défense adverse monte en pression. Elles nous piquent des ballons, elles font du jeu rapide. Dès qu'on a relâché, on les a laissés jouer et après c'était compliqué. On fait trois quart-temps corrects et un vraiment difficile, surtout le troisième où on n'y est plus du tout défensivement.
ISBE : Par rapport au premier quart-temps, il y avait un jeu extrêmement rapide qui avait gêné les Paloises, comment ça se fait que vous n'arrivez pas à le faire sur quarante minutes ?
G. H : Comme on lâche un peu défensivement, on n'a plus les ballons pour courir, donc on a plus le même rythme, on est obligé de faire du jeu placé où on est un peu moins à l'aise. On est moins régulier, alors que quand on défend bien et qu'on prend le rebond, on a pu courir et, nous, quand on joue en rythme on est bien, dès qu'on ne joue plus en rythme après c'est fini.
ISBE : C'est cela aussi qui peut expliquer le nombre de fautes, c'est important de le dire.
G. H : Oui, des fois on commet de petites erreurs : on est mal placé, on saute, on est en retard et on donne des lancers francs. Alors que nous on en a pas, parce qu'on ne crée pas assez de jeu vers le panier. On se déséquilibre quand le match se tient , donc contre une équipe aussi expérimentée et chez elle en plus, ce genre d'erreurs jouent en notre défaveur.
ISBE : En tant qu'entraineur d'un centre fédéral, quels sont les objectifs pour vous quand vous jouez un match de LF2 ?
G. H : C'est gagné, bien sûr. Maintenant ce qui est aussi important, c'est l'état d'esprit dans lequel on aborde le match. Il y a des matches, on sait que c'est plus compliqué, on savait que ça serait compliqué ici. Mais il ne faut pas lâcher, il faut essayer de donner le maximum, essayer de régler le maximum de choses d'un samedi à l'autre pour pouvoir améliorer les points sur lesquels on a travaillé. Il faut avancer, c'est ça notre objectif, voir que les joueuses progressent à la fois individuellement, mais aussi collectivement dans le jeu qu'on peut proposer. On sait que c'est un peu aléatoire, alors on essaye de faire en sorte que ce soit plus stable d'un samedi à l'autre, mais ce n'est pas toujours le cas.
ISBE : Est-ce que vous avez vu des changements au niveau de certaines joueuses, notamment Ornella Bankole ou Camille Cirgue qui était plutôt bien, mais qui là patine un petit peu.
G. H : Oui, c'est un petit peu à l'image de l'équipe. On n'a jamais réussi à avoir toutes les joueuses très performantes en même temps sur le terrain. Le peu de fois où c'est arrivé, on a gagné comme face à Roche au mois de janvier, c'était une période où toutes les joueuses étaient vraiment là, au niveau en même temps. Depuis on a deux ou trois joueuses qui sont un peu moins et d'autres qui ressortent. On manque de stabilité et c'est ce qui fait que, contre des équipes comme cela il faut qu'on soit gros sinon c'est compliqué.