Réactions d'après match du coach François Gomez (Perpignan)

Réactions d'après match du coach François Gomez (Perpignan)

Kach 2/2/2014 à 15h50

En LFB la saison dernière et qualifié pour l'Europe, Perpignan a dû redescendre en LF2 pour raisons financières. Le coach catalan profite désormais de ce nouveau challenge.

A la sortie du match Pau-Perpignan, nous avons eu la chance de pouvoir nous entretenir avec le coach catalan, François Gomez, pour analyser la rencontre et l'avenir de son club en LF2.

 

Inside Basket Europe : Quelle différence avez-vous vu par rapport au match aller il y a une semaine ?

 

François Gomez : Il y avait une équipe de Mourenx qui a joué sur ses véritables valeurs. Beaucoup d'agressivité est d'engagement et également une volonté mentale d'effacer une certaine vexation de la défaite de l'an passé.

 

Ensuite, on a aussi donné le bâton pour se faire battre quand on perd une vingtaine de balles sur des choses simples, où quand nous manquons d'agressivité. Je ne vais pas expliquer les paniers ratés sous les panneaux, mais nous avons loupé trop d'occasions. Nous avons été dominés par une équipe qui jouait plus une petite finale qu'un match normal de LF2.

 

ISBE : Les joueuses ont été très énervées, elles parlaient beaucoup et vous-même à la mi-temps vous étiez assez en colère. Y a-t-il eu un malaise au sein du groupe ?

 

F.G : Il n'y a pas de malaise dans mon équipe. Vous savez à un moment, quand vous sortez d'un temps mort avec ce qu'il faut faire et que les joueuses n'ont pas fait ce qu'il faut faire, c'est comme avec les enfants, il faut parfois leur taper un peu sur les doigts. Nous avions décidé de faire faute avant le dribble, mais cela ne c'est pas passé ainsi (Marion Arfelis a bénéficié d'un shoot ouvert dans les dernières secondes de la première mi-temps).

 

Mais les joueuses de haut niveau acceptent ce type de réprimande surtout si c'est justifié et juste. Il n'y a jamais de malaise par rapport à ça.

 

ISBE : Maintenant que vous êtes lancé en LF2, est-ce que vous avez des objectifs précis comme le maintien, ou le Final Four voire la montée en LFB est le vrai objectif du club cette saison ?

 

F.G : Posez la question à mes joueuses. Me concernant, je considère qu'aujourd'hui, nous n'avons pas à nous fixer d'objectifs. Nous devons jouer les matchs les uns après les autres et puis nous aurons le temps de calculer quand nous aurons rattrapé notre retard.

 

Ce soir, on vient d'encaisser notre troisième revers, donc nous avons encore une défaite de moins sur l'équipe paloise qui compte quatre défaites. Mais nous avons aussi 7-8 matchs de retard, et il est probable que nous perdions d'autres matchs. On se fixera des objectifs au moment voulu.

 

Puisque vous me posez la question du maintien, je peux dire aujourd'hui que le maintien n'est pas garanti, mais presque. Il va nous falloir remporter d'autres matchs, mais nous ne sommes pas trop inquiets par rapport à ça. Après quand vous êtes assuré du maintien, on joue quoi derrière ? Je pose la question.

 

ISBE : Les déboires de Perpignan et le Boycott, ça y est, c'est derrière vous, c'est oublié ?

 

F.G : Non, ce n'est pas fini, je fais des cauchemars toutes les nuits. J'aurais dû jouer une coupe d'Europe avec un lourd recrutement. Mais les aléas financiers qui ne m'intéressent pas, puisque ce n'est pas mon souci, on fait que nous sommes passés à côté de ce cadeau que l'ont s'était offert l'année dernière.

 

On repart en Ligue 2 et j'ai fait le choix de rester. Mon métier, c'est d'entraîner des équipes que l'on me propose ou que je construis. Je travaille avec des gens que j'apprécie beaucoup et dans la difficulté, ils font ce qu'il faut. Quand on est coach on aime coacher. Je re-coach depuis un bon mois, et deux matchs par semaine c'est le pied. J'ai ma coupe d'Europe à moi.

 

ISBE : Vous êtes lancés sur un long et périlleux marathon avec de longs déplacements ? Est-ce physiquement ça ne va pas être trop juste ?

 

Vous venez de répondre à la question. Mais c'est comme ça et on y peut rien. Nous devons faire avec. Je ne veux pas entendre mes joueuses se plaindre des conditions de déplacements, ou l'enchaînement des matchs. Elles voulaient jouer, elles jouent.

 

Et puis elles ont de la chance quand même. Elles jouent tous les trois jours, elles ont moins d'entraînements puisqu'elles jouent beaucoup plus. C'est le pied pour une joueuse professionnelle. Aujourd'hui, qu'importe les événements qui vont arriver, on se plaindra jamais. Qu'on en profite, c'est tout.

 

Actuellement, Perpignan compte cinq victoires dont deux importantes contre Pau la semaine dernière, et contre la Roche-Vendée, deux équipes favorites pour le Final Four. François Gomez va continuer le long marathon de match, avec une équipe qui doit très vite oublier ce revers dans le Béarn, pour se concentrer sur sa double confrontation avec l'Avenir Basket Chartres qui a besoin de point pour s'assurer le maintien.