Pro B : Bilan de mi-saison - Troisième partie

Pro B : Bilan de mi-saison - Troisième partie

La rédaction 2/1/2014 à 14h07

La première partie de la saison vient de se terminer ce weekend pour les équipes de Pro B, c'est donc le moment de tirer le bilan des équipes et leur possibilité d'avenir pour le reste de la saison

 

  • DENAIN

 

Denain semble être l'exemple type de l'équipe que l’on n’attendait pas à cette place.

En effet, après une saison 2012-2013 durant laquelle le club a failli disparaitre suite à d'importants soucis financiers, le club nordiste avait comme ambition modeste et légitime le maintien en Pro B.

C'était sans compter sur l'excellent coach et tacticien qu'est Fabrice Courcier. En effet, il a su, avec un budget limité, dégoter d'excellentes recrues et reconstituer une équipe complète, autour de Rafael Lopez, seul joueur conservé.

 

Les résultats sont là, Denain est à la 9ème place, avec un bilan à 50% de victoire.

Avec un maintien qui semble déjà quasiment assuré, Denain rêve déjà de playoffs.

 

Les tops :

 

Maurice Acker : Excellent depuis les matchs de pré-saison, le meneur de poche Denaisien (1m73) à su, à de nombreuses reprises, sortir son équipe de bien mauvaises passes comme face à Orchies notamment où il avait aligné 24pts à 66%, 4 rebs et 7 passes pour 31 d'évaluation.

Element essentiel du bon fonctionnement nordiste, Acker tourne pour l'instant à 17,4 pts, 2,4 rebs et 4,3 passes, pour 16,2 d'évaluation en moyenne.

 

Brandon Brown : Arrivé le 19 septembre dans le groupe nordiste, après que Courcier ait coupé Gary Ware, Brandon Brown s'est immédiatement imposé comme la pièce maitresse du jeu denaisien et a su montrer tout son talent au public de Jean Degros.

Parfois un peu fantasque, le bondissant ailier américain, impressionnant de régularité cette saison, enchaina les grosses performances, volant même la vedette à Maurice Acker dans le money-time.

Les statistiques parlent pour lui : 17,6 pts à 49%, 7,6 rebs et 1,8 passes pour 17 d'évaluation en moyenne.

 

Les flops :

 

Rafael Lopez : Le pivote français, solide la saison dernière, avait été prolongé par le club et, au vu des matchs de préparation, semblait prêt à exploser et à devenir un des meilleurs français de Pro B à son poste. Hélas, Lopez fut plus d'une fois en grande difficulté cette saison avec un temps de jeu toujours plus mince.

Alors qu'il avait commencé la saison par un match où il s'était montré efficace (10 pts à 71%, 10 rebs et 2 passes pour 19 d'éval), le français à ensuite plongé, avec de nombreux matchs avec une évaluation nulle où négative.

A la mi-saison, Rafael Lopez affiche une ligne de stats bien décevante : 3.2 pts, 2;6 rebs et 0,6 passes pour 4 d'évaluation.

 

La suite de la saison :

Avec un collectif qui tourne bien, une salle toujours pleine et un coach excellent, on voit mal Denain dans le bas de tableau. Si le duo Acker-Brown continue d'afficher un tel niveau de jeu et que les français suivent derrière, Denain devrait être un sérieux outsider aux playoffs cette année.

 

 

  • HYERES-TOULON

 

Véritable baromètre du championnat, capables du meilleur comme du pire, les joueurs de Laurent Legname pointent au 10ème rang  du championnat avec 11 victoires pour 11 défaites. 

Le pire : le 18 Octobre 2013, le HTV se déplaçait chez une équipe de Lille malade et lanterne rouge du championnat. Après un début de match parfait, Hyères-Toulon mène 23-0 puis sombre… défaite 80-66.

Le meilleur : une série de 3 victoires lors de la 9 ème, 10 ème et 11 ème journée à Boulazac, contre Bourg-en-Bresse et à Souffelweyersheim où il n’est jamais évident d’aller gagner.

 

Les tops :

 

La doublette Pierre Pierce (14 points, 3.4 rebonds, 3 passes pour 11 d’éval de moyenne)  – Axel Julien (10.4 points, 3.2 rebonds, 4.9 passes pour 13.2 d’éval de moyenne) fonctionne à merveille. Axel Julien confirme les espoirs placés. Joueur formé au club et auteur d’une belle saison l’année dernière, le natif de Saint-Tropez possède encore une belle marge de progression. De son côté, Pierre Pierce est toujours autant décisif et fait souvent le bonheur de son équipe en fin de match.

 

Véritable tour de contrôle du HTV et pivot indéboulonnable  Kurt Cunningham réalise une très belle saison avec 12.7 points, 5.5 rebonds et 14.4 d’éval de moyenne. Il retrouve son niveau de la saison 2011-2012 ou il jouait à la JSA Bordeaux. Il devrait former une bonne paire avec Tyren Johnson en poste 4.

 

La bonne pioche de ce début de saison côté HTV n’est autre que Christophe Leonard. Le natif de Schoelcher en Martinique réalise un beau début de saison pour sa première expérience en Pro A. En effet, après avoir joué à Cholet puis le Havre en Pro A, il a réussi à trouver sa place dans l’effectif du HTV et s’impose comme un leader (20 fois dans le 5 de départ en 21 rencontres). Ses stats personnelles sont honorables : 10 points, 5.5 rebonds, 2.3 passes pour 11 d’éval en moyenne.

 

Le flop :

 

Arrivé en tant que poste 3/4, Jonathan Mitchell (joueur américain originaire de Mount Vermont) n’a pas convaincu le staff du HTV. Auteur de performances convenables : 11 points, 4 rebonds pour 9.8 d’éval de moyenne, il a été remplacé par Tyren Johnson (joueur de Châlons-Reims la saison passée, 15.5 points 6.3 rebonds, 2 passes pour 16.3 d’éval de moyenne sur l’ensemble de la saison).

 

La suite de la saison :

 

Hyères-Toulon devrait se maintenir sans trop de problème et peut viser une place en play-off. Cependant la lutte pour ces play-offs devrait être féroce. Il faudra aux hommes de Laurent Legname éviter les faux pas de cette première moitié de saison comme à Lille ou même à la maison contre Châlons-Reims. Gagner tous ses matchs à domicile devient primordial pour le HTV si les sudistes souhaitent prétendre à une place dans le Top 8 de la division. La victoire chez le voisin Fos-sur-Mer lors de la dernière journée avant la mini-trêve prouve qu’ils en ont les moyens. A eux de jouer !

 

 

  • POITIERS

 

Ouvertement candidat à la remontée en Pro A, le Poitiers Basket 86 avait, en ce début de saison, effectivement une équipe taillée pour ça. Les arrivées de Karim Souchu, Justin Ingram et Anthony Fisher avaient de quoi séduire, malheureusement, le sport est ainsi et dès les premiers matchs amicaux, la mayonnaise ne semblait pas vraiment prendre. Toujours en difficulté, pratiquement jamais séduisant, le début de saison était attendu dans l’espoir d’une autre dynamique en match officiel. Malheureusement la dynamique n’a pas beaucoup changé et si la première victoire face à Boulazac pouvait laisser espérer une bonne saison, c’était sans compter sur la santé de ce même Boulazac. Malgré ses difficultés, Poitiers compte un bilan positif au soir de la sixième journée avec 4 victoires pour 2 défaites, mais c’est à ce moment-là que le calvaire poitevin débute et ils vont enchaîner 5 défaites de suites, ne réussissant pas à concrétiser leur domination et craquant souvent dans les dernières minutes.

 

C’est au moment du départ d’Anthony Fisher et de l’arrivée de Jeff Greer, que le PB86 va redresser un peu la tête et repartir de l’avant et malgré 5 nouvelles défaites, le club va enregistrer 6 victoires. Le club compte donc à la mi-saison un bilan négatif de 10 victoires pour 12 défaites et reste englué à une onzième place bien loin des espérances de début saison.

 

Les tops :

 

Laurence Ekperigin : Arrivée fin août pour palier au départ d’Ahmad Nivins et à la longue blessure de Pape Badiane, l’international anglais a tout de suite trouvé sa place et un rythme impressionnant cumulant 13.2 points, 10.8 rebonds pour 21.8 d’évaluation. Il permet à Poitiers de ne pas sombrer complètement.

 

Justin Ingram : Quand Justin va, tout va. Malgré les quelques matchs où il passe à travers, Justin est le métronome de cette équipe de Poitiers et il est évident que sans lui, Poitiers ne serait certainement pas à cette place. Auteur de 1405 points de moyenne, il distribue aussi          4.7 passes par match pour une évaluation moyenne de 12.7.

 

Karim Souchu : A 34 ans, Karim est toujours en grande forme réalisant ici son meilleur début de saison en France. Avec 11.5 points et 4.2 rebonds pour 11 d’évaluation, Karim participe grandement au parcours, même si il est chaotique, du PB86.

 

Les flops :

 

Anthony Fisher : Jamais dans le rythme, il a été bien en dessous des espoirs poitevins. Depuis qu’il a été coupé, le 11 novembre, l’équipe semble retrouver des couleurs, mais il n’est pas la seule cause de ce mauvais début de saison.

 

Pierre-Yves Guillard : Longtemps blessé la saison passée, il a du mal à retrouver le rythme et ne réussit que rarement ses matchs. Souhaitons que l’année 2014 soit plus probante pour lui.

 

Les fins de match : Poitiers ne sait vraiment pas gérer ses fins de matchs. Lorsqu’il est devant à l’entame du dernier quart, souvent, Poitiers se fait remonter et finalement perd le match.

 

La suite de la saison :

 

Si la mobilisation ne se fait pas auprès de tous les joueurs, le PB86 risque de vivre une fin de saison compliquée et le wagon des playoffs sera très compliqué à accroché. Toutefois l’espoir semble ne pas avoir disparu des têtes du staff poitevin, mais cela risque d’être bien difficile, car malgré ses dernières victoires, Poitiers n’a pas fait de grand bon et la zone rouge reste toute proche.

 

 

  • BOULAZAC

 

Boulazac est pour l’instant l’une des plus grosses déceptions de cette moitié de championnat. Les 10 premières journées ont été une véritable catastrophe avec 7 défaites pour 3 victoires ! L’équipe a depuis relevé la tête en réussissant 2 fois de suite des séries de 3 victoires consécutives, en s’imposant notamment de belle manière face au CCRB et à Fos-sur-Mer, mais l’équipe de Sylvain Lauthié est depuis retombée dans ses travers en s’inclinant 3 fois de suite à Hyères-Toulon, à domicile face à Aix-Maurienne et à Fos-sur-Mer. Disposant pour l’instant d’un bilan de 10 victoires pour 12 défaites, Boulazac a du mal à confirmer son statut de favoris du championnat.

 

Les tops :

 

Difficile de trouver des points positifs dans cette saison très moyenne de Boulazac. Tyler Smith a certes réussi son retour au club. Meilleure évaluation de l’équipe, le joueur tourne pour l’instant à 12 pts, 6 rebonds, 1 passe pour 15 d’évaluation. Il a réalisé un match énorme lors de la 16ème journée avec 24 pts, 12 rbds pour 38 d’évaluation. Ce match lui a permis de prendre confiance pour la suite en réalisant des performances beaucoup plus intéressantes qu’au début de son retour. Néanmoins, il est très loin d’être un top joueur du championnat. Aurélien Salmon fait parler de lui par son adresse à 3 points toujours impressionnante (47 %). David Monds est beaucoup moins efficace que lors de ses précédentes saisons mais apporte quand même un minimum de régularité. Mérédis Houmounou est également un joueur précieux mais lui aussi réalise des stats moins bonnes que la saison passée.

 

Les flops :

 

Il a beau être le meilleur marqueur de l’équipe, il faut bien avouer que Jason Siggers est pour le moment le gros flop de l’équipe. Très régulier lors de ces précédentes saisons (18 pts de moyenne à Lille et Rouen), l’arrière américain score péniblement 12 points par match. Et avec un pourcentage pas très joli de 39 % par rapport à ces autres saisons où il se rapprochait des 50 %. Boulazac attend bien plus de sa star américaine.

 

Justin Rutty : l’autre gros flop de l’équipe, sauf que celui-ci a été coupé au bout de 11 matchs disputés. Hormis un gros match à Aix-Maurienne (19 pts, 9 rbds, 26 d’éval), l’intérieur américain n’a jamais trouvé ses marques dans le collectif de Sylvain Lauthié. Il a dépassé seulement 4 fois sur 11 la barre des 10 d’évaluations !

 

Boulazac laisse énormément de points à domicile. Déjà 6 défaites au Palio. Pour un prétendant à la montée directe c’est bien trop.

 

La suite de la saison :

 

Plusieurs fois l’équipe a redonné l’espoir d’un regain de forme en remportant plusieurs gros matchs comme contre le CCRB ou Fos-sur-Mer au Palio ou à l’extérieur sur le parquet de Bourg-en-Bresse. Mais à chaque fois, le BBD retombe dans ses travers et reste englué dans le milieu du classement. Le début d’année va être très difficile avec les réceptions de Poitiers, Fos-sur-Mer, Bourg-en-Bresse ou encore Aix-Maurienne et des déplacements périlleux à Denain, Evreux ou encore Fos-sur-Mer. On en saura un peu plus après ces deux mois difficiles. Mais en tout cas, si l’équipe continue sur ce très mauvais rythme, elle ne serait même pas qualifiée pour les Play-Offs, une énorme contre-performance au vu des ambitions affichées par le club.