Pro B : Bilan de mi-saison - Quatrième partie

Pro B : Bilan de mi-saison - Quatrième partie

La rédaction 5/1/2014 à 21h24

La première partie de la saison vient de se terminer ce weekend pour les équipes de Pro B, c'est donc le moment de tirer le bilan des équipes et leur possibilité d'avenir pour le reste de la saison

 

  • NANTES

 

 

Nantes, le 13ème, semble être l'équipe capable du meilleur comme du pire cette saison.

Emmenés par un Allen Durham intenable chaque soir de match, les Nantais ont montré jusque là des visages diamétralement opposés en fonction des adversaires rencontrés.

Excellents face à Châlons-Reims (victoire 88-69 le 11.10.13) ou encore contre Bourg-en-Bresse (victoire 75-64 le 03.12.13) et dernièrement contre le SOM Boulogne (victoire 74-68 le 27.12.13), les joueurs de l'Hermine ont pourtant laissé passer des matchs bien moins compliqués comme l'illustre parfaitement la claque reçue à Rouen le 22.12.13 (78-48).

Avec de tels résultats en dents de scie, Nantes semble à sa place à la 13ème position et semble bien placé dans la course au maintien malgré son irrégularité chronique.

 

Les tops :

 

Allen Durham : Difficile de citer un autre joueur ici, tant l'apport de l'ailier américain est prépondérant dans les résultats de son équipe. Impressionant de régularité, Durham ne s'affiche pas comme un simple scoreur capable de cartons offensifs, mais bien comme un joueur complet, présent des deux côtés du terrain. Ce boulimique du rebond affiche cette année une ligne de stat très impressionnante : 19,7 points à 57,6%, 11,7 rebs et 1,7 passes pour 25 d'éval en moyenne, qui font de lui, à la mi-saison, le meilleur joueur de Pro B sans contestation.

 

Anthony Raffa : Bien qu'il soit très irrégulier, Nantes doit également  beaucoup au meneur italien qui aime scorer et qui à pris le relai de Durham au scoring sur plusieurs matchs décisifs comme face à Châlons-Reims où il avait inscrit la bagatelle de 27pts ou encore deux semaines plus tard où il avait scoré 24pts lors de la victoire de l'Hermine face à Rouen.

Il tourne pour sa part à 13,4pts à 42,5%, 2,9 rebs et 3,3 passes pour 11,3 d'évaluation.

 

Les flops :

 

Wesley Witherspoon : Arrivé tout droit de NBA D-League, Witherspoon avait été engagé pour remplacer Todd O'Brien blessé. Le bilan après 16 matchs joués est clair : l'ancien Spur est bien loin du niveau auquel on l'attendait. A l'image de son équipe, Witherspoon à jonglé entre le très bon (30 pts à 56% à Boulazac) et surtout le très mauvais comme en témoignent ses stats : il cumule, à la mi-saison, 7 matchs à 2 d'évaluation ou moins.

Pour le bilan statistique, il tourne actuellement à 9,6 pts à 38,1%, auquel il ajoute 3,4 rebs et 1,1 passes pour un petit 8,8 d'évaluation.

 

Williams Soliman : L'ancien international français avec plus de 10 ans d'expérience en PRO (A et B) n'est plus tout jeune… Et son apport sur le terrain diminue au fil du temps.

Encore excellent en 2005 à Rouen où il compilait 14pts à 51,3% et 6,6 rebs par matchs pour une évaluation moyenne de 17,2, Soliman n'est plus que l'ombre de lui même à l'Hermine cette année.

Avec 12 matchs à 5 d'évaluation ou moins (dont un catastrophique -7 face au Portel), le français n'apporte plus que 5,2 points, 3,1 rebs et 0,8 passes par match pour un bien maigre 5,8 d'éval.

 

La suite de la saison :

 

 Pour ce qui est à venir, Nantes semble pouvoir compter sur Allen Durham, déterminé à faire gagner un maximum de match à son équipe, même si il est bien souvent trop seul. Cependant, attention au revers de la médaille et à la Durham-dépendance qui pourrait coûter très cher aux Nantais en cas de pépin physique pour l'ailier US.

Cependant, on voit mal Nantes plonger et se mettre en difficulté ; l'Hermine devrait se maintenir sans problème cette saison.

 

 

  • SOUFFELWEYERSHEIM

 

C’est une des surprises de ce début de saison. Plus petit budget de la division, grande première en Pro B, signature du premier américain au sein du club (Daviin Davis). Tout le monde pensait que la lutte pour le maintien serait féroce et que Souffel aurait bien du mal en ce début de saison. Il n’en est rien ! Solidement accroché au milieu de tableau avec 9 victoires pour 13 défaites et pointant en 14ème  position, Souffelweyersheim a 2 victoires de plus que le premier relégable et est donc en avance sur son tableau de marche : pour preuve des victoires « inattendues » à Denain mais surtout chez le leader Boulogne-sur-Mer, excusez du peu. Stephane Eberlin ne peut qu’approuver : «  Le bilan de cette première partie reste positif même si je regrette quelques rencontres trop vite perdues à domicile »

 

Les tops :

 

Jacques Alingue : Véritable tour de contrôle alsacienne, Jacques Alingue est le joueur à suivre de cette équipe de Souffelweyersheim. Crédité de 10.5 points, 8.4 rebonds pour 14.8 d’éval de moyenne, ce joueur au club depuis la saison 2009-2010 est le joueur à suivre de cette équipe.

 

Friable à l’extérieur mais aussi capable de gros coup comme les victoires à Denain et Boulogne-sur-Mer l’attestent. Souffelweyersheim peut s’appuyer sur son public à domicile pour prendre des points : victoires contre Rouen, Orchies, Saint-Vallier, Saint-Quentin, Boulazac et Denain.

 

Sans véritable star mais avec un esprit sans faille et des valeurs, les alsaciens peuvent s’appuyer sur une bonne défense pour contrer bon nombre d’équipes de Pro B.

 

Le flop :

 

Eviter de prendre quelques coups de chaud à l’extérieur comme à Saint-Quentin dernièrement (-23) ou au Portel (-24) et essayer d’être intraitable à domicile en essayant de ne pas lâcher de points contre les équipes jouant le maintien.

 

Néanmoins ce que Souffelweyersheim a réalisé en ce début de saison avec un seul américain est admirable et devrait faire réfléchir plus d’un club dans la division. En effet, beaucoup d’équipes comptent principalement sur ces joueurs  NJFL pour viser haut ou même juste le maintien.

 

La suite de la saison :

 

Souffelweyersheim est donc dans les temps pour la course au maintien. Des équipes comme Lille, Orchies ou Saint-Vallier sont en mauvaise posture et Souffel doit en profiter pour s’éloigner de la zone rouge. Ils peuvent compter sur leur public et leur salle pour faire le travail à domicile. S’ils réussissent à être aussi sérieux que lors de cette première moitié de saison, le maintien est clairement à leur portée.

 

 

  • ROUEN

 

Tout le monde gardera en mémoire la série de 8 défaites qui est venue émailler la première partie de saison du SPO Rouen. Il y a certes eu des défaites qui auraient pu être lourdes de conséquences mais le club, le coach et les joueurs ont su faire preuve de patience pour que la machine redémarre proprement. Aujourd’hui Rouen compte 9 victoires pour 13 défaites et pointe à une 15ème place bien peu flatteuse et surtout bien loin d’un Top 8 envisagé en début de saison.

 

Pourtant Laurent Sciarra avait préparé suffisamment tôt les remplacements de Wendell McKines, O’Darien Bassett, Tai Wesley et autres Gary Chathuant recrutant des joueurs connaissant bien les championnats français, mais repartir quasiment de zéro avec seulement Philippe Da Silva, Malcolm Gountas et Maxime Courby s’est avéré plus compliqué que prévu.

 

La saison reste toutefois longue et nul doute que coach Siarra n’autorisera pas à son équipe les mêmes erreurs qu’en début de saison.

 

Les tops :

 

Kyle Spain : Arrivé tout doit des Pays-Bas avec des stats intéressantes, Kyle Spain a rapidement confirmé les espoirs qui étaient placés en lui. Aujourd’hui il cumule 15.2 points, 5.3 rebonds pour 14.2 d’évaluation. Il est le moteur de l’équipe.

 

Gary Florimont : Venu à Rouen pour gagner en temps de jeu et en responsabilité, Gary Florimont a réussi son pari. Efficace sous les panneaux comme au scoring avec une belle réussite puisqu’il tourne actuellement à 11.5 points avec 57% de réussite, 5.3 rebonds pour 12.9 d’évaluation, il réalise pour l’instant la meilleure saison de sa carrière, malgré un passage à vide dont il a su se relever.

 

LaMarshall Corbett : C’est lui qui a initié la marche en avant de Rouen après sa grosse série de défaite en réalisant de gros cartons, notamment contre Châlons-Reims en inscrivant 28 points.

 

Le flop :

 

Bill Clark : Peu convaincant sur les matchs de préparation et sur les trois premiers matchs, Bill Clark a été prié de s’en aller, d’autant plus que son attitude qui ne convenait pas à Laurent Sciarra.

 

La suite de la saison

 

Bien qu’il ait redressé la barre, Rouen n'est pas pour autant tiré d'affaire mais s'il n'est pas encore question de parler d'ambitions, on peut au moins se donner l'espoir d'y penser du côté du Kindarena.