Les matchs allers sont terminés, il est temps de tirer un petit bilan sur ces 15 premières journées. Aujourd'hui nous nous intéresserons aux équipes classées de la neuvième à la douzième place à savoir, Chalon, l'ASVEL, Cholet et Pau
Le départ de Greg Beugnot et de Blake Schilb n'a pas été sans conséquence pour l'équipe Bourguignonne qui, placée sous les ordres de Mickaël Hay a très très mal débuté la saison. Jean-Denys Choulet trainait par hasard dans le coin le jour où la direction décidait de couper le rookie coach... et comme par hasard également, Jean-Denys enfila de nouveau sa peau de coach de Pro A.
Rien à dire... la réaction fut immédiate si bien que Chalon commençait de nouveau à faire peur. Dans le sillage de A.J. Slaughter tout le monde s'est mis à au diapason, posant la question de savoir ce qui ne tournait pas rond sous l'ère Hay. Steed Tchicamboud ayant connu quelques ratés avec son adresse en début de saison retrouvait la mire et la confiance avec Mister Choulet... un bon coup de pression qui va certainement profiter à tout le club.
Les tops :
A.J. Slaughter, arrivé de Cholet, est en train de devenir le futur MVP Etranger de la saison. Meilleur marqueur du championnat avec 17.8 pts il propose également 4.7 passes décisives et 16.0 d'évaluation totale. Surdoué, athlétique, le petit gars de Shelbyville (USA) va faire des ravages.
Clint Capela ! Laissé sur le banc la saison passé car pris en grippe par le Coach Greg Beugnot, le jeune joueur Suisse est en train de se faire correctement les armes en Pro A. 6.9 pts - 5.9 rebonds et 11.9 d'évaluation, s'il y a une révélation à nommer ce sera lui s'il poursuit sur cette voie.
L'effectif Chalonnais dans son ensemble a un esprit guerrier.
Le flop :
Ce match à rejouer face à Cholet a fait du mal dans les têtes. On t'offre un jouet, on te le retire en te disant que ce n'est pas bien. Ce flop n'est pas celui de l'équipe de Chalon qui défendait son bout de viande comme chacun l'aurait fait, mais c'est le rouage de tout un système qui vacille. Le vrai flop Chalonnais serait de rester sur cette histoire trop longtemps.
La suite de la saison :
Chalon aime bien son status de victime mal aimée qui réussit malgré vents et tempêtes et va donc poursuivre en gardant à l'esprit que personne ne les aime et que personne ne leur fera de cadeau... un véritable leitmotiv qui a porté ses fruits par le passé. On les voit bien faire une grosse 2ème partie de saison, bien revancharde, bien solide pour atteindre les playoffs en étant bien placés.
Avec l'équipe Villeurbannaise à chaque saison suffit sa peine. Avec un effectif un peu moins retouché que les années précédentes, on pouvait penser que la recette allait fonctionner et confirmer le regain de forme de l'équipe 1/2 finaliste de Pro A 2012-2013, mais en fait non... pas vraiment.
Le départ fut lent... très lent et on a attendu la 5ème journée pour voir la Green Team remporter son premier match. Depuis ça va bien mieux mais tout reste très instable et très inattendu. Cette saison encore l'ASVEL sera là où on ne l’attend pas, dans le bon sens ou dans le mauvais, cette instabilité commence à agacer les supporters de l'Astroballe.
Alors oui, l'ASVEL sera maintenue, c'est certain, parce qu'avec 7 victoires à mi-saison il faudrait un cataclysme pour que ça tourne vraiment mal et les équipes du bas de tableau jouent également pour le maintien des équipes moyennes. Oui sur le bilan de mi-saison l'ASVEL est une équipe moyenne qui ne peut pas prétendre au titre.
Le top :
Edwin Jackson : Le MVP Français de la saison dernière ne s'est pas endormi sur ses lauriers. Ecarté du groupe France par Vincent Collet cet été, Edwin est revenu solide de la déception et s'impose comme leader de son équipe une fois encore. 17.6 pts de moyenne qui font de lui le 2ème meilleur marqueur de Pro A.
Les flops :
Arrivé à la mène Villeurbannaise juste avant le début de saison suite à la cricrise poussée par le meneur prévu Pierre Jackson, Chris Wright est une catastrophe... pas athlétique, pas gestionnaire, pas scoreur, il est la plupart du temps perdu avec la balle en main et mets ses coéquipiers plus dans l'embarras que dans le confort. Si bien que Pierre Vincent, d'une étonnante indugence, le laisse en place et lui offre du soutien en la personne de Demond "Tweety" Carter. Bref... Wright pourrait bien être le flop de la saison.
Le départ de Travis Leslie est lamentable. Nous ne sommes pas dans les secrets des dieux mais quand face au Mans par exemple, Leslie, qui semble être la solution pour redonner du tonique à son équipe se fait placer sur le banc la majeure partie du match, en tant que spectateur tu te dis qu'on est au-delà du basket. Pierre Vincent assume le fait de conserver un bon petit comme Wright au détriment de Travis Leslie... on lui souhaite d'avoir fait le bon choix et d'avoir misé sur la bonne personne.
La suite de la saison :
Privée de LeadersCup, l'ASVEL va devoir se battre avec d'autres armes pour espérer une place en playoffs. Si l'on ajoute à ça l'extra-basket qui annonçait il y a quelques temps que Georgi Joseph serait sanctionné de manière disciplinaire par le club pour avoir exécuté le geste dit de la "Quennelle" on peut se poser des questions sur le fait de se mettre à dos un joueur de la qualité de Georgi, un garçon qui assume pleinement ses actes et son rôle dans l'équipe. Bref... ça serait bien que l'ASVEL fasse un peu réver de temps en temps.

Cholet débute très bien sa saison remportant ses 4 premiers matchs dont 3 contre des futurs leaders du championnat à savoir, Dijon, Limoges et Strasbourg, mais rapidement la machine va s’enrayer. Cholet va dans un premier temps compter une victoire pour 10 défaites, mais suite au match à rejouer face à Chalon, une deuxième victoire va venir s’intercaler. Le départ de Jean-Manuel Sousa et l’arrivée de Laurent Buffard n’a pas eu l’effet escompté, en même temps il est toujours difficile de redresser la barre avec une équipe entièrement remaniée par son prédécesseur.
A la fin des matchs allers, Cholet pointait à la 11ème place du classement avec 6 victoires pour 9 défaites. L’objectif affiché en début de saison était les playoffs, mais pour l’instant Cholet n’a absolument pas le niveau.
Les tops :
John Cox : Toujours présent dans ses matchs, malgré deux ou trois trous, il se donne toujours pour l’équipe et s’il ne score pas forcément 20 points dans un match, il prend des rebonds et distribue des ballons, se mettant au service de l’équipe.
Lamayn Wilson : Malgré quelques trous d’air lui aussi, il est capable de scorer avec efficacité et affiche une bonne présence au rebond. Il cumule actuellement 12.1 points 5.2 rebonds pour 14.2 d’évaluation.
Les flops :
Terrell Stoglin : On l’annonçait gros scoreur, mais très irrégulier…. Et bien il n’a fait mentir personne là-dessus.
Steeve Ho You Fat : Venu à Cholet pour prendre du temps de jeu et prouver tout le bien que l’on pouvait penser de lui, il n’arrive pas à percer.
Eric Chatfield : Meilleur marqueur de Pro A avec le Paris Levallois, il offre actuellement une moyenne de 5 points par match, bien loin des standards attendus. Trop loin pour cette équipe choletaise qui aurait bien besoin de gros maqueurs.
La suite de la saison :
Tout cela semble bien mal embarqué pour cette équipe choletaise à la dérive et qui semble ne pas avoir vraiment de capitaine à la barre. Si l’objectif était les playoffs, il va falloir se rendre à l’évidence, Cholet risque de lutter pour le maintien. Pourtant rien n’est encore joué dans ce championnat finalement assez serré, mais avec 6 défaites de rang, l’avenir du club des mauges semble bien noir…
Pau réalise une première partie de saison passablement correcte, plombé par 6 défaites sur 8 matchs dans la première moitié. Voulant assumer sans complexe son statut de promu qui va rester en Pro A, la gestion expérimentée de Claude Bergeaud se confronte parfois à des joueurs qui ne respectent pas son schéma de jeu... la jeunesse certainement !
Avec Pau-Lacq-Orthez, les défaites sont parfois sévères et la continuité est plus que vaseuse dans les performances. Un effectif brillant qui tantôt se trouve tantôt se perd... mais lorsque tout ce petit monde joue bien ensemble, on se dit que Pau est revenu !
Les tops :
David Denave... la gâchette Paloise fait une très bonne partie de saison. Il ne faut pas oublier que le Stéphanois était encore en NM1 en 2009 et qu'il a une marge de progression énorme en Pro A, lui qui était devenu un incontournable de Pro B. Il tourne à 10.7 pts et autant d'évaluation.
Ahmad Nivins. On le savait fort à Poitiers, il est excellent à l'élan Béarnais... 16.1 pts - 6.3 rebonds - 18.9 d'évaluation. C'est le mister ++ de cette équipe celui qui va faire tourner quelques têtes.
Jean-Fred Morency. On aime beaucoup la fidélité et la progression de ce garçon, sobre, dur, efficace, au club depuis 2008 il est en train d'exploser en doublant son évaluation par rapport à la saison passée en Pro B. Il propose 7.4 pts - 4.6 rebonds - 10.4 d'éval.
Le flop :
Rémi Lesca déclarant "Je déteste Limoges" histoire d'attiser l'envie de son public avant match et de faire vendre du papier, la plus-value n'y est pas surtout avec un match perdu au final. On poursuit sur le flop Lesca, 20 pts, 4/20 à 3 pts, lors des 9 dernières rencontres de la phase aller, quatre évaluations négatives dans les 6 derniers matchs...
La suite de la saison :
Attention car il y a encore beaucoup de fragilité et de jeunesse dans la gestion du stress et le championnat va se compliquer pour le promu avec le potentiel réveil d'équipes confirmées Pro A qui vont finir par trouver des solutions.