Les matchs allers sont terminés, il est temps de tirer un petit bilan sur ces 15 premières journées. Aujourd'hui nous nous intéresserons aux équipes classées de la cinquième à la huitième place, à savoir Le Mans, le Paris-Levallois, Nancy et Nanterre
Beaucoup de sérénité se dégage de l'équipe du Mans. Un bilan très positif avec 10 victoires - 5 défaites et des solutions trouvées au sein même des ressources de l'équipe pour pallier à l'absence de DaShaun Wood qui aurait pu être une catastrophe.
La stratégie J.D. Jackson, indéboulonnable coach Manceau, porte ses fruits. Le Canadien insuffle toujours l'humilité dans la victoire, la remise en cause dans la défaite et le travail quel que soit le résultat. Le bon état d'esprit du Mans n'est pas une légende.
Les tops :
DaShaun Wood. Hélas blessé depuis la 9ème journée, Wood est une découverte du championnat qui sera intéressante à suivre dans les années à venir.
J.P. Batista... le patron ! Le capitaine, franchise player aux mains en or, travailleur métronomique il a fait une 2ème partie de 1ère phase flamboyante. On aime bien ce genre de joueur qui sont des dangers perpétuels.
La défense... la meilleure du championnat et peu peuvent se vanter d'avoir dépassé les 70 pts face au MSB. Charles Kahudi en tête, parfait dans son rôle même si certains lui reprocheront des manques en attaque. Il est une pièce maîtresse du bon début de saison de l'équipe quoi qu'on en pense
Vaughn Duggins a su répondre présent à l'absence de Wood. On aime bien sa sobritété même s'il ne doit pas en abuser pour rester dans l'ombre.
Antoine Eito mouille le maillot !
Les flops :
ReyShawn Terry... pas parce qu'il n'est pas bon, mais parce qu'il n'est pas meilleur. Un cursus comme le sien devrait amener 10 fois plus dans cet effectif. Il y a la place au MSB pour se tailler la part du lion.
On classera Pape Sy dans la même catégorie... En attaque, on attendait mieux de lui en Pro A et même lorsque son coach lui offre des minutes en plus le tout reste très irrégulier.
Alain Koffi, en chute libre ces dernières années... cette saison 4.1 pts et une adresse à 39.4% - 4.7 d'évaluation.
La suite de la saison :
Elle sera belle ! Le MSB trouve son rythme, ses armes. Il y a toujours des joueurs en feu, toujours des joueurs pour prendre le relais, match après match, rotation après rotation. Le Mans est une équipe travailleuse qui ne prétend pas être un ogre, mais qui peut prétendre au titre.

Le Paris-Levallois a déjà eu droit à son bilan, vous pouvez le retrouver ici.
Le Sluc Nancy alterne le bon et le moins bon. Les Cougars sont capables de coups d’éclats comme les victoires probantes sur les parquets de Limoges et du Mans ou encore les matchs convainquant contre Strasbourg ou Gravelines. Mais ils sont aussi capables de craquer complètement en fin de match contre Nanterre et à Dijon alors que la victoire leur tendait les bras, de perdre chez l’avant dernier du championnat ou de craquer à domicile contre Chalon. Les nancéens se classent péniblement à la 8ème place et devront se déchirer pour espérer une qualification en Plays-Offs.
Les tops :
S’il y en a un qui n’a rien à se reprocher c’est bien Randal Falker. On connaissait ce joueur fort rebondeur et défenseur, mais on ne le pensait pas si dominant dans notre championnat cette saison. Meilleure évaluation de la Pro A en compagnie du palois Ahmad Nivins, Falker terrorise les raquettes avec des moyennes de 10 pts, 10 rbds, 3 pds, 2 cts, 1 int pour 19 d’évaluation. Les meilleures stats de sa carrière qui en font certainement le meilleur pivot du championnat depuis le départ d’Alexis Ajinca en NBA. Il est auteur de quelques cartons mémorables comme son 16 pts, 19 rbds, à Limoges ou encore son 23 pts, 10 rbds à Dijon.
Austin Nichols : Quel retour ! Complètement méconnaissable à Orléans en 2009-2010 (10 pts, 2 rbds, 8 d’éval), Nichols est redevenu le joueur dominant d’Hyères-Toulon de 2005 à 2009. Meilleur scoreur du Sluc et 2ème meilleur marqueur du championnat juste derrière AJ Slaughter, l’ailier compile des moyennes de 18 pts, 4 rbds pour 14 d’évaluation. Il n’est descendu qu’une seule fois sous la barre des 10 points marqués lors de la phase aller.
Flo Pietrus : Il ne marquera jamais 20 points dans un match mais son importance est cruciale. D’une efficacité au rebond redoutable et d’une dissuasion défensive supérieure à la moyenne, le joueur est indispensable au collectif nancéen.
Les flops :
Devin Booker : Le pivot américain est le gros flop du Sluc cette saison. Incapable de faire quelque chose en Pro A, le joueur de 2m07 n’est rentré qu’à 5 reprises en Pro A pour une moyenne de 2 pts et 1 rbd. Il vient de s’engager avec Bourg-en-Bresse en Pro B, mais son impression a été tellement mauvaise que certains doutent même de ses performances à l’étage inférieur…
Les fausses arrivées de John Linehan et Stephen Brun. Le club lorrain ne nous a pas habitués à autant de désordre. Tandis que « le virus » n’a joué que 7 matchs, le nouvel ailier-fort de Boulogne-sur-Mer n’a jamais effectué son retour au club alors que sa signature a été longtemps pressentie. Pour épauler Clevin Hannah qui réalise pourtant une saison très correcte pour ne pas dire convaincante, le staff a décidé de jeter son dévolu sur Marcus Banks. Un très gros CV pour la Pro A.
Kenny Grant : Certes, tout le monde loue son attitude exemplaire, mais désormais les performances de Grant son vraiment mauvaises pour ne pas dire catastrophiques. 24 % aux shoots dont 17 % à 3 points, pour un joueur renommé par son adresse c’est plutôt mauvais…
Paul Harris : l’ailier américain est certes le deuxième scoreur de l’équipe, mais son irrégularité est plutôt agassante pour Alain Weisz. Capable de soirs de folie comme à Dijon (28 pts, 10 rbds, 36 d’éval) ou à Limoges (30 pts, 31 d’éval), il peut également être totalement transparent comme contre Gravelines ou Nanterre avec un zéro pointé ou encore contre Chalon (6 pts, 3 d’éval). A domicile, il n’a dépassé qu’une seule fois la barre des 10 points ! Le public du palais des sports Jean Weille ne lui réussit apparemment pas.
La suite de la saison :
La saison du Sluc est pour le moment en dent de scie. Pour espérer une qualification en Plays-Offs, l’équipe d’Alain Weisz devra clairement hausser son niveau de jeu. Avec l’arrivée de Marcus Banks, cela pourrait peut-être donner un nouveau souffle à cette équipe. Le début d’année va être très costaud avec les réceptions de Limoges, Orléans ou encore les déplacements à Nanterre et à l’ASVEL.
Nanterre a débuté sa saison sur la lancée des playoffs. Avec 6 victoires d’affilées, Nanterre réussi un début parfait, mais les champions de France ont ensuite eut beaucoup moins de réussite par la suite avec 6 défaites pour 3 victoires. Mais Pascal Donnadieu avait prévenu, en raison des bons résultats en Euroleague, les joueurs de Nanterre allaient s’économiser en championnat pour réussir un parcours européen…. Et à vrai dire, ils ne sont pas passés loin dans la compétition reine. Quoiqu’il en soit, véritable choix tactique ou excuse pour expliquer les mauvais résultats en Pro A, à la fin de ses matchs aller, le champion de France occupe tout de même une 8ème place intéressante.
Mais les parisiens ont dû faire face aux blessures de Sergii Gladyr et de Kevin Lisch et ne s’en sortent au final pas si mal… pour l’instant.
Les tops :
Johan Passave-Ducteil : Il confirme sa bonne saison passée. Il est incontournable dans cet effectif parisien, il cumule 10.1 points 4.6 rebonds pour 10.4 d’évaluation.
Sergii Gladyr : Jusqu’à sa blessure il était un des moteurs de cette équipe, mais depuis son retour il éprouve quelques difficultés, malgré tout, il affiche 10.6 points pour 12.4 d’évaluation.
Deshaun Thomas : Présent aux rebonds, il apporte aussi beaucoup de scoring, il confirme le positif qui était sorti des matchs de préparation. Bien qu’irrégulier, il apporte beaucoup à l’effectif de Pascal Bonnadieu.
Les flops :
Leslie Travis : Certes il a été coupé avant le début de saison, mais justement, il avait été plutôt bon lors des matchs de préparation et a prouvé qu’il savait mouiller le maillot avec l’ASVEL. Dommage.
Ali Traoré : Même si il a apporté son expérience et son savoir-faire, il n’a pas vraiment montré ce dont il était capable sur le terrain, tournant à seulement 3.7 points 2.9 rebonds et 4.6 d’évaluation. Sa blessure au genou peut expliquer son manque de rendement, mais il est clair que l’on était loin du MVP français d’il y a trois ans.
Kevin Lisch : Là non plus ce ne sont pas les résultats sur le terrain qui font qu’il apparaisse dans cette rubrique mais c’est plutôt pour sa blessure…. C’est vraiment LA tuile de la JSF Nanterre en ce début de saison. Impeccable lors des matchs de préparation, il aurait dû illuminer les parquets de Pro A…. Là aussi, dommage !
Le reste de la saison :
C’est la grande question. Le fait de se réserver pour l’Europe est un jeu dangereux et Nanterre en paie le prix actuellement, à moins que ce ne soit qu’une excuse, mais dans ce cas-là, Nanterre est en grand danger et il va falloir cravacher dur pour attraper les playoffs cette saison.