Nikola Antic, le coach du CCRB revient sur la victoire de son équipe sur le parquet d'Aix-Maurienne. Devant tout au long de la rencontre et menant même de 19 points à l'entame du dernier quart temps, les champenois ont connu un gros trou d'air. Malgré l'égalisation d'Aix à 19 secondes de la fin de la rencontre grâce à un 3 points de Jeb Ivey, Châlons-Reims l'a emporté sur un panier de Pape Beye.
Nous y étions.
Je ne vais pas chercher midi à quatorze heure je suis assez satisfait parce que c’est la première fois que je gagne ici. Donc c’est une victoire qui me fait plaisir. Après je regrette qu’on ait eu un passage à vide. Mais les statistiques disent qu’on est meilleur dans le pourcentage à 3 points. Mais eux aussi ils sont revenus grâce aux 3 points et grâce à des deux plus un. Cette équipe est deuxième du championnat au niveau des rebonds offensif, ils ont en eu que 8 ce soir. Il y a eu assez de pertes de balles mais nous avons bien shooté aux lancers francs. Je ne me souviens pas cette année d’avoir shooté une fois avec un tel pourcentage de plus de 80 %. On a eu un score, on a eu un jeu, on a eu un calme mais à un moment on ne savait plus. Même sur la décision sur leur dernière possession on ne savait pas. Ils ont égalisé donc il y a encore des choses à corriger. Il faut vraiment être satisfait avec une victoire car je sais que ce n’est pas évident de gagner ici.
Le coach monténégrin nous rappelle l'importance de son pivot John Turek :
Un autre point sur John Turek. Nous avons vu encore une fois qu’il nous a cruellement manqué. Les autres joueurs ont plus de confiance de donner la balle à l’intérieur. On peut voir ce que donne la qualité d’un seul joueur.
Le coach du CCRB revient sur ce moment de folie d'Aix-Maurienne dans le 4ème quart temps :
Chaque coach a peur même quand il mène de 15 points à 3 minutes de la fin du match. Ça fait partie du jeu. Je sais ce qu’il nous a manqué : de la rigueur, du mouvement, de la qualité aux écrans et de la qualité de passes. On n’a pas eu de bons mouvements, on n’a pas joué assez large donc on a donné l’occasion à l’équipe adverse de revenir.
Il revient également sur la dernière possession de l'équipe savoyarde...
Je ne voulais pas faire faute mais la consigne était de ne pas se prendre de 3 points. Parce que 34 secondes avant la fin du match si vous faites une faute très rapidement, ils auront encore une possession et vous pouvez perdre le match. J’ai assez de lucidité pour savoir quand il faut faire faute. Donc c’était la consigne de défendre sur les 3 points. Mais on ne peut pas défendre à 3 points avec les mains en bas...
Puis sur la dernière possession de son équipe :
C’est difficile de désigner un joueur pour la dernière possession. On voulait jouer quelque chose de très simple, attendre 4 ou 5 secondes avant la fin du match pour tenter quelque chose. Il ne fallait surtout pas perdre la balle, il fallait jouer très large, il fallait trouver un joueur. J’ai pensé à John (Turek, ndlr) au poste mais on voulait surtout mettre la balle avec un système à l’intérieur. On l’a fait mais pas sur John. Peut-être heureusement !
Pour finir, Nikola Antic a été, tout comme Antoine Michon, déçu des deux arbitres :
En ce qui concerne les arbitres, quand vous jouez des équipes comme Aix ou Evreux où sur le terrain on attend un basket avec beaucoup de contacts, il faut des arbitres avec beaucoup plus d’expériences.