Inside Basket Europe continue de s’intéresser aux joueuses emblématiques de la LFB et aujourd’hui, c’est Sarah Michel qui est à l’honneur, la joueuse atypique du Nantes-Rezé.
Du haut de son mètre 80, Sarah Michel, 25 ans, est devenue une des joueuses majeures de l’effectif d’Emmanuel Coeuret. Active en défense comme en attaque, cette joueuse au parcours et au style de jeu hors du commun ne cesse de monter en puissance de saison en saison.
Parcours atypique…
Contrairement à un bon nombre de joueuses professionnelles, Sarah Michel n’est pas passée par la case INSEP. Alors…
…Valenciennes ou Bourges ?
Alors qu’elle est sur liste d’attente pour intégrer le club de Bourges, Valenciennes lui fait de l’œil et elle finit par craquer en rejoignant ce fameux club lorsqu’il est à son plus haut niveau. Bah oui, pourquoi s’en priver ?
Sarah Michel débute sa carrière professionnelle à 16 ans, oui 16 ans avec Valenciennes lors d’un match de Coupe d’Europe. Elle y restera 4 ans avant de rejoindre par la suite le club d’Arras pour 3 ans. Et Valenciennes, ce n’est pas moins de 2 Euroligue gagnées, 7 titres de Champion de France, 5 coupes de France et 8 tournois de Fédération, quoi de mieux pour faire ses débuts ?
Désormais et depuis 2011, elle porte les couleurs du NRB.
Son parcours au sein des clubs français lui permet de rafler des titres notamment une coupe de France en 2007, une coupe de France Cadettes la même année et un titre de MVP lors de la finale Coupe de France Cadette 2007.
Grâce à cette saison et aux très bons résultats du club de Valenciennes, Sarah Michel devient la seule joueuse en France à avoir gagné 2 coupes de France la même année et qui plus est le même jour ! (Cadettes et Séniors).
En 2012, elle revient sur le devant de la scène avec le NRB qui sort vainqueur du Challenge Round.
Montée en puissance
De saison en saison, Sarah Michel n’a cessé de progresser. Joueuse complète et très régulière à haut niveau, elle a su s’imposer comme une pièce maîtresse du système Nanto-Rézéen.
Ses statistiques en sont la preuve :
Alors qu’elle débute sa carrière pro avec Valenciennes, Sarah Michel fait déjà parler d’elle lors de la saison 2007-2008 où elle tourne à 10.3 pts, 1.9 rbds, 1.3 pds pour 10.5 d’évaluation. Grâce à son travail et à sa régularité, elle s’améliore de saison en saison pour tourner l’année dernière avec Nantes, à 13.1 pts, 4.5 rbds, 3.6 pds pour 15 d’évaluation.
Plus que jamais, Sarah Michel s’est révélée l’an dernier lui valant même un titre de MVP du mois de février dans le Cercle, émission 100 % basket présentée par Edwige Lawson-Wade et Patrice Dumont. Ses statistiques du mois de février en ont fait pâlir plus d’une… (17 pts, 6.6 rbds, 4.2 pds, 4 interceptions pour 21.6 d’évaluation).
Ses points forts ?
Sa pression défensive et sa capacité à « chiper » la balle à ses adversaires. Elle devient même la meilleure interceptrice du Championnat l’an dernier. Mais alors comment fait-elle ? Non, chers lecteurs, Sarah Michel n’a pas de secret, juste le travail, le travail et encore le travail…
Avoir une bonne anticipation de ses adversaires, le bon placement, une excellente lecture du jeu notamment en défense et savoir prendre des risques au bon moment, voilà la recette Made in Sarah Michel.
Et l’arrière Nantaise n’est pas en manque d’atouts puisque si elle est si précieuse en défense, elle se révèle également être redoutable en attaque avec pas moins de 13 pts/match l’an dernier. Beaucoup plus à l’aise, elle prend de plus en plus de responsabilités offensives et les résultats suivent.
Cependant, elle reste lucide et sait qu’elle doit travailler encore et encore notamment sur son shoot extérieur. (50% de réussite à 2 pts et 26% de réussite à 3 pts)
Malgré tout cela, ses excellents résultats lui valent une pré-sélection en Equipe de France. Valérie Garnier a eu le coup de cœur pour cette talentueuse joueuse malheureusement pour Sarah, l’aventure s’arrêtera assez brutalement pour cause de blessure…
Nul doute que cette joueuse fera encore parler d’elle et qu’elle risque de mettre bien en difficulté ses adversaires cette saison encore…
