ASVEL Lyon-Villeurbanne (7ème - 17 victoires - 13 défaites - quart de finaliste 0-2)
L'ASVEL vient de sortir définitivement de la saison 2013-2014 au premier tour des playoffs, éliminée sans vergogne par des Limougeauds transcendés par l'événement enfin retrouvé. Nous vous proposons de faire un petit tour sur la saison de la Green Team... un épisode dont on ne sait plus s'il tient du miracle où de l'échec.
Tout avait bien commen... heuu non en fait tout n'avait pas bien commencé. Première déconvenue, Pierre Jackson, le meneur US prodige (mais rookie) choisi par Pierre Vincent a eu le mal du pays une semaine avant le début du championnat Pro A... Dans ces cas-là que faire ? Choisir un meneur disponible immédiatement et c'est ainsi que Chris Wright débarquait dans le Lyonnais. Il faut être honnête, la Pro A cette année était un peu too much pour une ASVEL ayant perdu ses quatre premières rencontres. Si on rajoute à ça quelques fébrilités loin de Lyon et une EuroCup bien relevée avec Paris, Valencia et Ulm dans le groupe, c'était peut-être un peu trop pour un effectif qui ne parvenait pas réellement à fédérer.
Le Coach Villeurbannais a passé la saison à dire que ses joueurs travaillait bien... mais lors de ce début de saison difficile, les autres équipes du championnats ont accumulés des résultats pour briguer la tête du classement. Si on regarde bien, la plupart du temps, 5 équipes s'échangeaient les commandes journée après journée et les autres semblaient compter les points, implorant une place en playoffs car c'est bien connu en basket rien n'est joué d'avance et la victoire de Nanterre la saison dernière a peut-être fait miroiter une autre réalité du basket. Mais quelle densité cette compétition... plus l'ASVEL gagnait, moins les résultats étaient porteurs, un peu comme si le meilleur coureur du monde faisait du "sur place" ! Pas de bol en fait... et on passera sur les épisodes des blessures... Quant à l'effectif on le passe au crible plus bas.
Bilan, Villeurbanne a empoché une place en phases finales à l'occasion de la dernière journée face au déjà relégué Roanne.
Le reste de l'histoire date de cette semaine... l'ASVEL s'est faite cueillir en deux matchs par le CSP Limoges... deux punitions : 92-56 à Limoges et 74-96 à l'Astroballe mercredi soir. Pour Pierre Vincent "Ce n'est pas une saison ratée car l'objectif d'atteindre les playoffs était rempli..." Mouaifff, si on veut.
Les Tops...
Edwin Jackson est le meilleur marqueur du championnat et confirme sa très bonne année précédente. Le jeune homme est bien plus mûr et rate rarement ses rendez-vous, un tueur régulier à qui l'équipe doit une fière chandelle cette saison.
Amara Sy ! Physiquement, l'Amiral a grincé un peu lorsque Villeurbanne jouait le championnat et l'EuroCup. Depuis il a retrouvé la patate au scoring comme aux rebonds et a fait une très bonne saison dans l'ensemble.
Tweety Carter... arrivé pour booster l'insuffisant Chris Wright, Carter a apporté une vraie mène à l'ASVEL et jamais l'équipe n'avait aussi bien tourné... avant sa blessure qui a mis fin à sa saison.
Georgi Joseph est le style de pivot JFL qui convient au championnat de France. Il a la grinta, les dents sortie et la victoire chambreuse. Un brin polémique... mais quel guerrier... quel guerrier !!

Georgi Joseph - Une grande satisfaction de la Pro A cette saison
Les flops...
Solution de fortune pour remplacer au pied levé Pierre Jackson, Chris Wright n'a pas été une grande satisfaction de la Green Team. Pas un attaquant ni un organisateur, on pourrait louer les qualités défensives du meneur si toutefois il n'avait pas été la plupart du temps limite physiquement. Pour imager, c'est un peu comme si la locomotive à charbon Wright voulait prendre de vitesse le TGV Albicy ! Quand on pense que Juice Thompson (parti à Pau alors qu'il était soit-disant une priorité du club ) aurait pu faire 100 fois mieux.
Marko Keselj. Les éclairs de génie du joueur Serbe furent rares... Vous nous trouvez dur ? Dejà la saison dernière au Mans on nous avait vendu un shooteur sanguinaire et on avait vu arriver un cuiracé mal graissé... et cette année, sa mise au vert n'a pas été plus prolifique. Next !
Paccelis Morlende... non pardon, plutôt ce que l'ASVEL a fait de Paccelis Morlende, parce que le joueur reste, lui, un modèle de gentillesse et d'investissement. Même emploi pour Travis Leslie, laissé sur le banc par Pierre Vincent alors qu'il ne semblait jamais s'économiser et qu'il était doté de qualités athlétiques incroyables. Mais bon, c'est vrai... il valait mieux garder Thomas Larrouquis !

L'Astroballe a assisté au "Gâchis" Travis Leslie
