Johan Passave-Ducteil : ''Je ne me pose jamais de limite''

Johan Passave-Ducteil : ''Je ne me pose jamais de limite''

Valentin Seeleuthner 30/12/2013 à 19h35

Quelques jours après avoir inscrit son record de points en Pro A (27 points à 60% aux tirs face à Roanne), Johan Passave-Ducteil a livré une excellente prestation hier lors du All Star Game avec 22 points et 6 rebonds au compteur. En exclusivité pour Inside Basket Europe, l'intérieur de 28 ans revient sur sa première partie de saison.

 

ISBE : Johan, comment as-tu vécu ta participation au All Star Game?

 

Johan Passave-DucteilDurant le All Star Game je me suis vraiment beaucoup amuser, j’ai pris énormément de plaisir ! J’étais très honoré d’y participer, d’être All Star avec 3 champions d’Europe avec l’équipe de France ( ndlr : Florent Piétrus, Charles Kahudi et Antoine Diot.) Ces derniers temps on a jamais autant parlé du basket français et donc faire partie de cette édition c’était un vrai honneur. C’était la cerise sur le gateau.

 

On imagine que tu ne t'es pas rendu au All Star dans le but de faire une perf et pourtant, tu termines le match des étoiles avec 22 points et 6 rebonds!

 

A la base, je n’y suis pas allé du tout pour faire une perf. J’avais juste envie de me faire plaisir, de faire le show et de montrer que je pouvais faire le show, claquer des beaux dunks. On avait fixé quelques concours entre nous, notamment sur les shoots à 3 points mais bon, j’en ai pas mis un au fond.

 

Cette prestation-là semble être dans la lignée de tes très bonnes dernières sorties

 

Je dois dire que l’Euroleague m’a fait beaucoup de bien physiquement et mentalement. Elle m’a apporté beaucoup de confiance. Je sais que je suis capable d’attaquer des mecs très costauds et maintenant je sais que je peux être un des joueurs majeurs de l’équipe de Nanterre

 

Si l'on regarde tes moyennes en Pro A sur les 2 dernières années et celle en cours, tu es en constante progression. As-tu l'impression d'avoir passé un cap?

 

Oui je peux dire que j’ai passé un cap et surtout que je ne me fixe jamais de limite, j’essaye toujours de progresser. J’essaye d’ajouter chaque jour un maximum d'éléments à mon jeu comme par exemple les shoots extérieurs. J’en ai rentré quelques-uns hier et les gens qui sont avec moi au shooting savent que je suis plutôt adroit à mi-distance.

 

Donc tu penses que tu as encore une marge de progression devant toi?

 

Oui vraiment. En fait, je ne me vois vraiment pas dire que mon niveau de jeu plafonne, car ça voudrait dire que je suis en fin de carrière et ce n'est vraiment pas le cas.

 

On parlait d'Euroleague, avec du recul, quel bilan tires-tu du parcours de la JSF ?

 

Dans un premier temps j'étais vraiment très déçu, surtout après la défaite face à Fenerbahce. Quand j'y repense, je me dis "on avait quand même notre destin entre les mains dans le groupe de la mort !". Avec le match de Kiev dont j'ai pas trop envie de reparler et les défaites de justesse contre le Barca et le CSKA je me dis qu'on aurait pu le faire. Mais avec un peu de recul, le sentiment qui prédomine c'est une immense fierté. En plus ça nous a permis de voir une autre facette du public. Car en plus du public nanterrien, on a eu une grande partie du public français et pas forcément des spécialistes de basket, qui a été derrière nous pour nous soutenir. C'était vraiment incroyable !

 

Penses-tu que l'Euroleague ait joué dans la petite spirale négative qu'a connu le club en championnat ?

 

J'aime pas trop cette question (rires). Je vais répondre oui et non. Oui parce que forcément, tous les déplacements et l'enchaînement des matches, ça devient éprouvant physiquement. Après il ne faut pas qu'on se cache derrière ça. Sur la plupart des défaites en championnat, on est tombé sur un adversaire qui ce soir-là était meilleur que nous. Je pense notamment à celles contre Le Mans ou Limoges, qui sont deux gros prétendants pour le Top 4. En fait, la défaite qui nous a fait le plus mal est celle à Dijon. On était au fond du trou, on a réussi à reprendre l'avantage pour finalement s'incliner. Psychologiquement ça fait mal !

 

Du coup, pensez-vous jouer l'Eurocup avec la même détermination que lors de l'Euroleague?

 

Très honnêtement, on en a pas encore parlé du tout. La seule chose que je peux dire c'est que peu importe la compétition, on se donne toujours à fond quand on est sur le terrain. Pour moi, c'est impensable qu'on ne dispute pas la Leaders Cup par exemple.

 

La reprise est prévue pour quand?

 

On reprend le 2. Ca va me permettre de souffler un peu. Je suis encore cramé du All Star donc ça va me permettre de souffler un petit peu, de faire des activités différentes et de profiter à fond de ma famille.