Alexey Shved a refusé 4 offres NBA pour rester au Khimki Moscou

L’artificier russe Alexey Shved fait partie de cette frange de top joueurs européens qui préfèrent rester sur le vieux continent.

Très bien payé et jouissant d’un rôle majeur dans une des meilleures équipes européennes, Alexey Shved recevrait, selon son agent, plusieurs offres pour retourner en NBA à chaque intersaison. Cette année, il aurait dit "non" aux Pelicans de la Nouvelle-Orléans, aux Memphis Grizzlies, aux Minnesota Timberwolves et aux Phoenix Suns.

 

 

Au cours de ces dernières années, nombreux sont les joueurs majeurs d’Euroligue à préférer rester en Europe plutôt que d’aller jouer les seconds couteaux aux États-Unis, le cas le plus frappant étant celui de Sergio Llull, drafté en 2009 mais qui n’a jamais évolué pour une franchise NBA.

 

 

À part le Ménorquin, les autres top joueurs à refuser la NBA y sont déjà allés sans jamais véritablement s’imposer. Outre-Atlantique, on les utilise ponctuellement comme jokers offensifs mais on ne leur confie jamais vraiment de responsabilités offensives. Alors que Rudy Fernández a profité du Lock Out de 2011 pour signer sur la durée au Real Madrid, d’autres sont rentrés faute de temps de jeu, comme Nando De Colo ou son actuel coéquipier au CSKA Moscou Sergio Rodríguez, et ne se voient pas repartir dans l’immédiat.

 

 

Ne trouvant leur compte ni au niveau des responsabilités, ni en termes de temps de jeu ni sur le plan financier, ils font les beaux jours de l’Euroligue, où ils sont respectés et admirés par les fans et se disputent régulièrement les trophées, tant individuels que collectifs.

 

 

C’est cette idée que l’on retrouve dans les propos de l’agent d’Alexey Shved :

Les Managers des équipes NBA doivent comprendre qu’Alexey n’a rien à prouver à personne. Il a déjà démontré ses qualités. […] Lors de la saison 2014/2015, il tournait à 15 points par match avec les New York Knicks, […] par conséquent il vaut le double de ce que l’on m’en propose.

La crème des fondamentaux et du QI basket européens ont un prix.