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Interview exclusive de Dimitris Diamantidis : ''L'Euroleague est la plus grande compétition''...

Interview exclusive de Dimitris Diamantidis : ''L'Euroleague est la plus grande compétition''

Dimitris Diamantidis, le meneur de l’équipe du Panathinaikos a accepté de répondre à nos questions. Triple vainqueur de l’Euroleague en 2007, 2009 et 2011, il va disputer avec son équipe un nouveau quart de finale demain soir face à Moscou. Présent à 4 reprises dans le « All-Euroleague First Team » en 2007, 2011, 2012 et 2013, c’est une référence du basket européen. Un entretien uniquement sur Inside Basket Europe.

Vous pouvez lire la version originale à la suite de la version française. You can read the english version following that french version.

 

Inside Basket Europe : Vous êtes une légende vivante du basket européen, mais à quel moment avez-vous senti que vous pourriez jouer à ce niveau ?

Dimitris Diamantidis : Je ne me sens pas comme “Une légende” où quelque chose de ce genre en fait. Je suis un joueur qui essaye de faire tout son possible pour aider son équipe, rien de plus... rien de moins. Quant au niveau où je joue, ça dépend du niveau de jeu de mon équipe. Quand tu signes dans une équipe comme la Panathinaikos, tu sais que tu vas te battre au plus haut niveau avec chacun des joueurs qui va tout donner pour le maillot !

Cela fait 10 ans que vous portez le maillot du Panathinaikos et avant vous aviez joué 5 ans pour l’Iraklis, n’avez-vous jamais eu envie de tester un autre championnat ?

Honnêtement, non... je suis heureux au Panathinaikos. De plus, je suis dans une équipe où les intérêts communs passent avant les intérêts personnels. Pourquoi devrais-je quitter le Panathinaikos? Je ne trouverai jamais d'assez bonnes raison pour quitter mon équipe.

Avec l’arrivée d’une légende grecque en France (Panagiotis Giannakis) la saison dernière, votre nom est sorti comme possible recrue, avez-vous été contacté par Limoges ou était-ce un pur fantasme de supporter ?

Non... personne à Limoges ne m'a parlé. Je n'ai jamais eu d'offre du club.

Vous êtes à nouveau bien parti pour remporter un nouveau titre de champion de Grèce, le Panathinaikos et l’Olympiacos étant bien au-dessus des autres équipes, comment voyez-vous cette fin de saison ?

La saison régulière touche à sa fin. Nous avons sécurisé notre première place. Il est trop tôt pour parler des finales. Notre philosophie est de penser au prochain match uniquement. On ne va pas au-delà de ça. Mais ce qui est certain, c'est que nous allons nous préparer pour jouer de dures séries face à des adversaires qui ne le seront pas moins.

En Euroleague, Barcelone, Milan, Moscou et Madrid semblent un peu supérieur, mais vous avez vos chances, quel est votre sentiment pour cette compétition ?

L'Euroleague est la plus grande compétition qu'on peut jouer en Europe. Cette année comme les précédentes nous avons vu une compétition relevée, avec plein de bonnes équipes et d'excellents joueurs. Il y a eu des équipes émergeantes, qui semblent avoir un grand potentiel et des équipes plus... traditionnelles. Ce qu'il reste comme impression de tout ça au final, c'est que c'est une compétition forte, passionnante à regarder pour les fans.

Vous avez tout gagné ou presque (vice-champion du monde en 2006), quel est le trophée aimeriez-vous remporter ?

Depuis que je ne suis plus en équipe nationale, tous mes objectifs sont en rapport avec le Panathinaikos. Nos objectifs d'hier sont les mêmes que ceux de demain. Quand tu joues pour cette équipe, le but est de fêter la victoire, les titres. Et c'est ce qu'on projette de faire cette saison aussi.

Quel est votre meilleur souvenir ? Le Pire ?

Parmi mes meilleurs souvenirs... il y a la médaille d'argent à l'EuroBasket 2005 avec l'équipe nationale. Il y a aussi la première fois où j'ai célébré le titre Euroleague à Athènes en 2007. Un de mes plus mauvais était notre élimination rapide de l'Euroleague 2010, avant même d'atteindre les playoffs. Cette élimination nous a finalement permis de surmonter quelque chose d'inhabituel. Au lendemain de cet échec, les supporters sont venus nous voir à l'entraînement pour nous acclamer, pour nous dire qu'ils seraient toujours présents à nos côtés. C'était un moment spécial.

Si vous rencontriez le jeune Dimitris au début de sa carrière professionnelle, quel conseil lui donneriez-vous ?

De s'entraîner, de prendre soin de lui, de se préparer de la meilleure manière possible. Je ne sais pas... des choses simples qui comptent.

Pour terminer cette interview, avec quelle légende du basket auriez-vous aimé jouer ?

J'ai toujours aimé la manière de jouer de Fánis Christodoúlou. Un joueur complet qui a montré plein de choses sur le terrain.


English version :

You are a legend in European basketball, but can you say me when you felt that you could play this level?

First of all I don't feel like a legend or anything like that. I am a player who tries to do whatever possible in order to help his team win. Nothing more, nothing less than that. Regarding the level, it's something that has to with the team I am playing. When you sign for a team like Panathinaikos you know that you have to compete in a high level. It has to do with the team, with anyone who will make the decision to compete with this jersey!

For 10 years, you have this Panathinaikos's uniform and before you that, you have played 5 years for Iraklis. So, you'd never had the wish to try another championship?

Honestly, no... I have said many time in similar questions in the past, that I was and I am happy in Panathinaikos. And furthermore, I am in a team which can "cover" any ambition a player may have. So, why would I leave Panathinaikos for any other team? I never found a good enough reason to leave my team.

Last year a Greek legend came for coaching in France (Panagiotis Giannakis at Limoges). The media and fans spoke about you. Did you really had contacts with Limoges? Or it’s just a fan's dream?

No... Nobody has ever spoken to me from Limoges. I never had an offer from the club.

This year, it's possible for you to win a new Greek championship. Panathinaikos and Olympiacos are clearly above other teams. How do you see the end of this season?

Regular season comes to the end. We have secured the first place and we are moving on. It's too early to talk about the finals. Our philosophy is to think only about the next game in our schedule. Not further than that. For sure we are going to prepare ourselves for a tough series of games against a tough opponent.

In Euroleague, Barcelona, Milan, Moscow or Madrid are very strong, but you have some chances to win. What do you think about this competition?

Euroleague is the highest possible level you can compete in Europe. This year, like the previous ones, we experienced a really competitive competition, with a lot of good teams and a lot of good players. Some new teams emerged, teams which seem to have great potential and there are teams which are more traditional teams. The final impression is a really strong competition, exciting for the fans to watch.

You won all trophies (except the World championship in 2006 - silver medal). The trophy do you want now?

Since I no longer play for the National Team, my goals are related to Panathinaikos. And they aren't different than the ones we had the previous years or the ones we are going to have in the future. When you play for Panathinaikos, the goal is to celebrate titles. We are going to do the same thing this year too.

You're best memory? The worst?

Among my best memories is the gold medal in Eurobasket 2005 with the National Team of Men. And the first time I had the chance to celebrate a Euroleague title in Athens in 2007. One of the worst was the early Euroleague elimination in 2010, before we even get to the play offs. It was a disqualification which helped us experience something not so ordinary. The next day, the fans of our team came to OAKA at the practice to cheer for us, to say to us that they will always stand next to us. It was a special moment.

If you meet the young Dimitris at the beginning of his basketball career, what advice would you give him?

To practice, to take care of himself, to prepare himself in the best possible way. I don't know... Simple things that matter.

To close this interview, can you choose another world basketball legend with who you would have love to play?

I always like the way Fánis Christodoúlou used to play. An all-around player.

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