Le debrief du Mag Basket

Le debrief du Mag Basket

Mag Basket - Gaëlle Millon - equipe 21 - l'équipe - richard dacoury
Crédit photo : L'équipe

Vendredi dernier, c'était le premier numéro du Mag Basket sur l'équipe 21. Nous attendons vos réactions sur les thèmes de cette émission.

Vendredi soir, nous avons eu la joie de voir démarrer le nouveau magazine basket de l'Equipe 21, sobrement appelé le Mag Basket, présenté par Gaëlle Millon, dont nous avons eu une interview exclusive la veille de cette première.

 

Elle est accompagnée par la légende Richard Dacoury, qui intervient là en tant que consultant, et qui apporte une nouvelle vision de la balle orange à travers l'explication d'une tactique (en l'occurrence, l'attaque du Paris-Levallois), un débat qui s'orchestre sur deux possessions de 24 secondes (face à Arnaud Lecomte), et son avis personnel sur l'actu du basket du moment.

 

Même s'il y a eu quelques accros sans conséquences, on peut dire que cette première est simplement une réussite et que les perspectives d'avenir de ce programme ne peuvent être que plus belles.

 

Nous allons revenir sur les thèmes abordés par ce premier numéro, et nous attendons vos avis et commentaires :

 

  • L'invité Gregor Beugnot, coach du Paris-Levallois

 

Le PL avait remporté ses deux premiers matchs de la saison. Le coach du PL ne voulait pas trop s'en réjouir.  Malgré un calendrier peu favorable avec deux déplacements et un derby houleux à Nanterre, Gregor Beugnot estime que toutes les équipes peuvent gagner à l'extérieur et que ses hommes devaient confirmer à domicile pour rester en haut du classement.

 

D'ailleurs, par rapport à l'altercation entre Blake Schilb et Johan Passave-Ducteil et les menaces de suspensions, Beugnot aimerait bien que la ligue "arrête de fausser le calendrier" ou alors "regarde tous les matchs", car d'autres altercations ont été vues en ce début de saison. Deux poids deux mesures (long)

 

1 - Selon vous, après sa défaite pour son premier match à domicile, le Paris-Levallois est-il en mesure de jouer les premiers rôles de Pro A ?

 

2 - Est-ce que la ligue en fait trop sur ses sanctions ?

 

  • Travis Bader, le sniper de l'ASVEL qui ne l'est pas encore

 

Après une carrière NCAA qui se résume à 62 matchs consécutifs avec un triple, 147 tirs derrière l'arc réussis en une saison et un total en carrière de 504 (presque 4 par rencontre), Bader est le recordman de cette discipline dans le championnat universitaire.

 

Non-drafté, il se lance avec l'ASVEL de Tony Parker, mais en deux matchs il n'a converti qu'un seul triple. Depuis l'émission, il s'est rattrapé dans la défaite des siens avec 11 points et un 3/7 à 3pts.

 

3 - Bader peut-il vraiment devenir la nouvelle arme offensive de Villeurbanne ?

 

  • Le un contre un : les Wild Cards en Pro A sont-elles justifiés ?

 

Châlons-Reims, 3e de la saison régulière de Pro B et demi-finaliste des playoffs la saison passée, et Rouen, 14e de Pro B, ont obtenu leur Wild Cards juste avant l'été pour rejoindre l'élite nationale. Si le cas de Chalons-Reims est plutôt défendable (plusieurs fois leader du championnat la saison passée, finales des finales de Pro B en 2013) le cas de Rouen a fait grincer des dents. Voici les arguments de ce débat :

 

Richard Dacoury qui défend le "Oui" :

 

- Cette mesure va permettre à des grandes villes de se doter d'un club qui de son côté va profiter d'un bassin économique favorable.

- La finalité est de permettre à la Pro A d'avoir des affiches avec des grandes villes et de gagner en qualité.

Le président de la LNB, Alain Béral a "pris une décision forte" et "oser prendre des risques" pour s'implanter à terme dans des grandes places ou les grandes régions du basket en France.

 

Arnaud Lecomte qui défend le "Non":

 

- Châlons et Reims ne sont pas des bassins de populations fondamentaux pour le développement du basket français, idem pour Rouen. Des plus grandes villes auraient été plus légitimes.

- Le basket essaye de retrouver sa compétitivité européenne, or la ligue élargit son championnat au lieu de resserrer son championnat. Ce n'est qu'en ayant un championnat plus restreint que l'on gagne en compétitivité.

- Les wild cards ne sont là en fait que pour des motifs économiques et non sportifs.

Rouen n'a pas joué les playoffs de Pro B la saison passée.

 

4 - Ses Wild Cards sont-ils justes et vraiment tournées vers un projet sportif ?

 

Pour vous donner quelques éléments de réponse, nous pouvons rappeler plusieurs points :

 

Les dossiers de Wild Cards avaient été un échec lors de l'intersaison 2013, malgré la présentation de 10 dossiers. Cet été seuls 4 dossiers ont été proposés. Les critères de sélection ont permis à Rouen et le CCRB de jouer la Pro A. Pour rappel, les critères se partageaient entre 35 % pour le budget, 30 % sur la salle, 20 % sur l’organisation et la gouvernance et 15 % sur la politique marketing et la communication du club.

 

Châlons-Reims s'appuie sur sa santé financière (1er de Pro B), sur un fort recrutement, une gestion claire, mais une salle qui doit changer (palais des Sports Pierre de Coubertin). La LNB a averti sur ce point. Rouen justement bénéficie d'une structure d'accueil incroyable avec  la Kindarena qui peut accueillir plus de 6000 personnes.

 

Concernant les populations locales :

 

Châlons : 102000 habitants

Reims : 292000 habitants

Rouen : 621000 habitants

 

A titre de comparaison, nous allons utiliser les équipes d'Orléans, du Havre et du Mans.

 

Orléans (en pro A depuis 2006) : 427000

Le Havre (en pro A depuis 2000) : 395000

Le Mans (en pro A depuis 1990) : 263000

 

 

INSEE 2011 (arrondis aux dix-milliers)

 

Nombre de licenciés par comité départemental : 

 

Rouen et le Havre, comité de Seine-Maritime : plus de 10000 lors de la saison 2013-2014

Reims et Châlon, comité de la Marne plus de 3500 lors de la saison 2013-2014

Le Mans, comité départemental de la Sarthe : plus de 7000

Orléans, comité du Loiret, plus de 6000

 

Chiffres arrondis de la FFBB

 

Retrouvez la vidéo de ce premier numéro sur le site de l'équipe ou encore sur notre article d'hier.